Dans un temps pas si lointain, M’hamid Elghizlane était une Oasis, un havre de paix pour les nomades. On y trouve une architecture en terre résistante, offrant un abri adapté contre les intempéries, comme les tempêtes de sable. L’aridité, la sécheresse et les frontières ont eu raison de la vie itinérante de la plupart des nomades.
Une grande palmeraie s’étend depuis la Kasbah jusqu’au bord de l’Oued du Draa. Des jardins mixtes, céréales et horticulture ont été plantés à l’ombre des palmiers, sur une superficie de 2700km 2 et à une hauteur de 500m au dessus du niveau de la mer, sur une longueur de 16 km. La Kasbah, »Tighermt » en berbère, maison forte, conçu à l’origine pour se prémunir contre le froid et l’insécurité permanente, abrite les animaux, les récoltes et les puits. Les maisons traditionnelles, construites en briques d’argile crue, offrent une jolie perspective.
La Kasbah a l’aspect simple et austère d’un château fort flanqué de quatre tours d’angle, aux murs légèrement bombés vers l’interieur.Architecture en hauteur, elle est, en montagne, composée de modestes maisons. Elle domine les vallées fertiles, on peut l’apercevoir des oasis. Au rez-de-chaussée se trouvent les étables pour le bétail, au premier étage le grenier et les stocks de fourrage. Au dessus la cuisine commune et les pièces d’habitation, meublées de quelques coffres, de banquettes, de coussins et de tapis. La salle de réception réservée aux hommmes, et la plus proche de l’entrée ménagent aussi l’intimité du reste de la demeure. Parfois la Kasbah était un véritable palais aux salles innombrables, luxueusement décorées, aux multiples patios, aux jardins soignés rafraichis de bassins. Certaines d’entre elles atteignaient la dimension d’une petite ville.